- Dimensions :
- H1 x L1 x P4
- Couleur :
- noir
- Matériaux :
- bois (Matériau)
- Style :
- classique
Il y a des petits meubles qui racontent beaucoup plus de choses que leur taille ne le laisse penser. Cette élégante travailleuse Napoléon III en bois noirci en fait partie. Datant de la fin du XIXe siècle, elle a été intégralement rénovée par un ébéniste et se présente aujourd’hui dans un très bel état. Son intérieur a été retapissé d’un joli tissu bleu choisi dans l’esprit de son époque. Sa serrure est toujours fonctionnelle et, petit détail devenu assez rare, elle possède encore sa clé d’origine. Pas de passage d’insectes xylophages constaté. Bref, une vieille dame qui a traversé plus d’un siècle, mais qui a manifestement bénéficié d’une sérieuse remise en beauté. La travailleuse est un petit meuble destiné à ranger le matériel de couture, de broderie et les ouvrages en cours. Elle connaît un véritable succès au XIXe siècle, notamment sous le Second Empire et à l’époque Napoléon III. Dans les intérieurs bourgeois, les travaux d’aiguille occupent alors une place importante dans la vie quotidienne des femmes. Couture, broderie, tapisserie ou reprisage font partie des activités féminines valorisées par la société de l’époque. Dans les milieux aisés, il ne s’agit d’ailleurs pas seulement de travaux domestiques indispensables: les ouvrages d’agrément permettent également d’occuper les longues heures de l’après-midi et deviennent une activité sociale. On brode, on reçoit, on bavarde… Les réseaux sociaux de 1870, en quelque sorte, mais avec un tambour à broder à la place du téléphone. La travailleuse permet de conserver à portée de main fils, aiguilles, ciseaux, rubans et ouvrage en cours. Certaines sont extrêmement sophistiquées, avec plusieurs compartiments, tiroirs et casiers. D’autres, comme celle-ci, séduisent par leur élégance et leurs proportions faciles à intégrer dans une pièce. Le mobilier Napoléon III aime les intérieurs opulents, les contrastes et les bois sombres. Le bois noirci devient particulièrement apprécié au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Il permet notamment d’évoquer visuellement l’ébène, essence précieuse associée au mobilier de luxe. Ces petits meubles noirs trouvent naturellement leur place dans les salons bourgeois, souvent au milieu de velours, de passementeries, de tapis, de porcelaines et d’une décoration qui, soyons clairs, n’avait absolument pas peur d’en faire un peu trop. Et c’est précisément ce qui rend aujourd’hui ces meubles si intéressants: dans un intérieur plus contemporain et épuré, une travailleuse en bois noir apporte immédiatement du caractère. La travailleuse ne disparaît pas avec le XIXe siècle. Le principe du petit meuble à couture perdure pendant une grande partie du XXe siècle. Elle n’est ni minuscule, ni encombrante. Ses proportions permettent de la glisser facilement dans une maison ou même dans un appartement. En bout de canapé, elle devient une petite table d’appoint pleine de charme. Dans une chambre, elle peut parfaitement être détournée en chevet. Dans une entrée, elle accueille les petits objets du quotidien. Et naturellement, les amatrices de couture et de broderie pourront lui rendre sa fonction d’origine. J’aime beaucoup cette idée: un meuble né pour ranger des bobines de fil en 1880 peut très bien accueillir un livre, des lunettes et un téléphone en 2026. Il faut savoir évoluer. Cette travailleuse date de la fin du XIXe siècle et appartient à l’univers du mobilier Napoléon III. Elle est réalisée en bois noirci et a été intégralement rénovée par un ébéniste. Elle est en très bel état et ne présente pas de traces de passage d’insectes xylophages. Son intérieur a été retapissé d’un tissu bleu dans l’esprit de son époque. Elle conserve également sa serrure fonctionnelle ainsi que sa clé, un détail particulièrement appréciable et devenu assez rare sur ce type de petit mobilier ancien.
































































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